You are currently viewing Programme Alan Ritchson : la vraie méthode de l’acteur de Reacher (sources vérifiées)

Le programme d’Alan Ritchson, l’acteur qui incarne Jack Reacher dans la série Reacher sur Amazon Prime Video, repose sur cinq séances par semaine de vingt à trente minutes, quatre séries de quinze à vingt-cinq répétitions, du cardio à chaque séance, un échauffement abdominal d’environ 250 répétitions, et un entraînement le matin à jeun, souvent avant 5 heures. Il ne cherche ni charge maximale ni record. Depuis la fin de la saison 1 de Reacher, il suit un traitement de substitution à la testostérone qu’il assume publiquement.

Tout le reste, les fameux « jour 1 haut du corps, jour 3 squat et soulevé de terre », les séances d’une heure trente, les 5 000 calories réparties en six repas de quinoa et de patate douce, ne vient pas de lui. Ce sont des reconstitutions recopiées d’un site à l’autre depuis 2022.

J’ai passé plusieurs jours à remonter chaque affirmation jusqu’à sa source. Voici ce qu’il reste quand on ne garde que ce qui sort de sa bouche, de son compte Instagram ou d’une vidéo où on le voit s’entraîner.

Sommaire

Qui est Alan Ritchson

Acteur américain né dans le Dakota du Nord et élevé en Floride, un mètre quatre-vingt-dix pour 109 kilos, marié depuis 2006 à Catherine, rencontrée en cours de danse au lycée, et père de trois garçons nés en 2012, 2013 et 2015. Révélé par Smallville puis Blue Mountain State, il tient le rôle de Jack Reacher sur Prime Video depuis 2022. En 2023, il explique au Wall Street Journal que la famille a vendu sa maison de Floride pour ne plus être séparée pendant les tournages : « aujourd’hui, ma femme Cat et moi vivons sur la route avec nos trois garçons. Être loin de ma famille pendant de longues périodes en tournage était dur pour eux comme pour moi. Nous vivons désormais en locations et à l’hôtel pendant que je tourne. » La presse américaine situe depuis leur point d’attache dans la région de Nashville. Cette contrainte explique une bonne partie de sa méthode d’entraînement : elle doit tenir dans une chambre d’hôtel, dans une salle inconnue, ou nulle part.

Adolescence. Il se décrit comme un retardataire, dans sa carrière comme dans son corps. Dans sa couverture de Men’s Health, il raconte avoir été l’un des derniers de sa classe à entrer dans la puberté, avec une tumeur dans l’os de la mâchoire qui faisait pousser son menton de travers, opérée ensuite. Ses mots : « quand vous n’avez pas encore atteint la puberté à 17 ans et que vous avez un visage qui pousse hors de votre visage, ça forge une forme de gentillesse dont je suis reconnaissant ». Dans un échange avec ses lecteurs sur Reddit, il ajoute qu’on le charriait sur sa ressemblance avec Jay Leno, et que ça lui a appris à ne jamais juger quelqu’un sur ce qu’il ne contrôle pas.

Les vingt années suivantes. Il invente à l’adolescence une séance qu’il répétera pendant deux décennies : courir jusqu’au parc, pompes, tractions, dips, relevés de buste, sprints entre les séries, retour en courant. Il passe à l’écran à partir de 2004, enchaîne les rôles secondaires, et décrit Reacher comme son rôle de percée après vingt ans d’essais.

2017. Il explique à Muscle & Fitness, propos repris par The Barbell, qu’il vise un corps de nageur, qu’il court jusqu’à 21 kilomètres par jour, et qu’il applique déjà sa règle des 80/20 : « je m’autorise à manger ce que je veux 20 pour cent du temps, je mange une part de pizza et je ne m’en veux pas ». Il ajoute que sa génétique le pousse vers le volume et que s’il se mettait aux charges lourdes, il aurait l’air d’un ogre.

La trentaine, côté assiette. Avant de parler à une nutritionniste, au début de sa trentaine selon son récit à Fitness Volt, presque chacun de ses repas était une variante de boeuf, steak, hamburger ou fajitas. Il mangeait des cookies tous les jours, avec ce raisonnement qu’il assume : « j’ajustais simplement mon entraînement pour compenser ». Son petit-déjeuner était deux sachets de flocons d’avoine instantanés.

2021, la bascule. À 93 kilos, la production lui demande treize kilos de plus en huit mois. Il monte une salle chez lui, engage un coach en nutrition, puis une personne dont le seul travail est de lui apporter à manger.

2022, la casse. Il termine la saison 1 avec l’articulation acromio-claviculaire de l’épaule cassée, opérée juste après le tournage, et un oblique déchiré pendant une scène de combat. Sa formule : « j’ai ravagé mon corps ». Une prise de sang montre ensuite une testostérone au ras du sol.

2023, le virage. Son médecin lui propose un traitement de substitution à la testostérone. Il accepte, en parle publiquement, et change de logique d’entraînement : plus de séances de deux heures, trente minutes par jour, quinze à vingt-cinq répétitions, pas de record.

2024 et 2025, la stabilisation. Il s’entraîne à jeun, le plus souvent avant 5 heures du matin. Il vise 240 grammes de protéines par jour. Il ne boit plus d’alcool depuis six ans. Il remplace le sucre par des fruits pour calmer une envie de sucré qu’il dit permanente.

2026, la ligne directrice. Il ne laisse plus son poids s’effondrer entre deux saisons et reste à quelques kilos de son poids de tournage toute l’année. Sa phrase à Men’s Health UK résume la deuxième moitié de sa carrière physique : « pour moi, c’est un jeu de longue haleine. Je veux faire Reacher pendant quinze ans. Je ne veux pas avoir besoin d’une opération après chaque saison. »

Ce qu’il faisait avant Reacher : une seule séance, répétée vingt ans

Ses mots, rapportés par Men’s Health : pendant vingt ans, il courait jusqu’au parc le plus proche, y faisait des pompes, des tractions, des dips et des relevés de buste, sprintait entre les séries, puis rentrait en courant.

C’est tout. Et c’est déjà énorme, parce que ça représente vingt ans de tendons, de coudes et d’épaules habitués au volume. Gardez ça en tête pour la suite : sa préparation de huit mois n’a pas construit son physique, elle a dépensé un capital accumulé sur vingt ans. C’est exactement ce que les articles qui vous vendent « la transformation en huit mois » passent sous silence.

La commande de production : treize kilos en huit mois

Sur The Kelly Clarkson Show, il donne son point de départ : 93 kilos. Il devait se présenter au tournage autour de 107, et il stabilise aujourd’hui autour de 109. Huit mois. Salle montée à la maison pour ne jamais avoir d’excuse, coach en nutrition, et une personne chargée uniquement de le nourrir. Sa formule : « c’est un travail à plein temps que de manger assez pour prendre treize kilos, j’avais un tapis roulant de smoothies et de protéines ».

Le détail le plus honnête de sa part, et que presque personne ne reprend : il a précisé à British GQ que ces treize kilos n’étaient pas treize kilos de muscle. Ça divise la performance par deux et ça la rend crédible.

La facture

Il termine la saison 1 avec l’articulation acromio-claviculaire cassée, opérée dès la fin du tournage, et un oblique déchiré. Il l’a raconté à l’avant-première du show, repris par Variety : « Reacher est un lourd fardeau à porter, il m’a laissé un peu abîmé ».

Quelques mois plus tard, une prise de sang montre une testostérone effondrée. Sa formule à Men’s Health UK : « j’ai ravagé mon corps ». Il a poussé à travers les blessures parce que le calendrier ne laissait aucune place à la récupération.

Le programme d’Alan Ritchson, en détail

Les principes chiffrés

Dans son entretien avec Thomas DeLauer, repris par BarBend, il donne ses chiffres sans détour. « Je ne descends presque jamais sous quinze répétitions. L’hypertrophie, pour moi, commence à quinze et se termine à peu près à vingt-cinq. » Quatre séries de vingt-cinq est son format par défaut. Sa logique : s’il cumule une centaine de répétitions d’une contrainte donnée, c’est assez pour forcer une adaptation.

Il ajoute qu’il n’est pas un athlète de force et qu’il ne cherche pas de record, tout en mentionnant un développé couché à 102 kilos pour vingt-cinq répétitions. La charge est donc légère par rapport à sa force réelle, et le volume est brutal. C’est l’inverse exact de ce que fait un pratiquant moyen qui veut ressembler à ça.

Sa phrase la plus utile, dite dans la vidéo Men’s Health et retranscrite par Tom’s Guide : « ce n’est pas une question de se punir à la salle ou d’aller jusqu’à se détruire, c’est une question d’activité constante et vigoureuse, sur des durées courtes et saines ».

Le seul programme complet qu’il a montré lui-même

Une seule séance a été filmée d’un bout à l’autre avec lui, pour Men’s Health. C’est sa séance de bras. C’est le seul enchaînement que je peux vous donner avec ses exercices, ses séries et ses répétitions sans rien extrapoler.

Quatre séries de cet enchaînement à la poulie : extension triceps à la poulie haute, 15 à 25 répétitions, puis extension triceps au-dessus de la tête, 15 à 25 répétitions, puis curl marteau à la corde, 15 à 25 répétitions.

Quatre séries de cet enchaînement aux haltères : développé haltères prise neutre, 25 répétitions, puis barre au front, 15 à 25 répétitions.

Quatre séries de cet enchaînement à la barre EZ : curl en 21 répétitions, soit sept en bas de l’amplitude, sept en haut, sept complètes, puis extension au-dessus de la tête, 15 à 25 répétitions.

Puis dix minutes de course, et des dips au poids du corps jusqu’à l’échec. Sa phrase sur les dips, dans la même vidéo : « si je ne devais garder qu’une seule chose pour le reste de ma vie, ce serait les dips ».

Sa séance publiée sur Instagram : trois exercices, une barre, quatre tours

Le 13 juin 2025, il publie une séance complète sur son compte, relayée notamment par Men’s Journal et BoxLife.

Une seule barre EZ. Trois exercices enchaînés sans aucun repos entre eux : curl, extension au-dessus de la tête, tirage menton. Quatre tours. Une à deux minutes de repos entre les tours. Selon les comptes rendus, entre dix et vingt répétitions par mouvement, ce qui donne jusqu’à 240 répétitions sur la séance. Il termine par du travail de jambes et du gainage abdominal.

Sa légende dit tout : « charge légère ou presque, volume plus élevé, égale hypertrophie et longévité. Je ne peux pas tomber enceinte ni me blesser en ce moment. Trop occupé. Ça marche pour moi. »

Sa séance corps entier, telle qu’elle a été observée

C’est le troisième bloc documenté, rapporté par Men’s Fitness à partir de ce qu’il a partagé : quinze minutes de simulateur d’escalier avant de toucher la moindre charge, puis écartés à la poulie, développé épaules, développé Arnold, tirage à la poulie, presse à cuisses et mollets. Quatre séries de vingt-cinq répétitions sur chaque exercice.

C’est aussi là qu’apparaît le seul élément fiable sur ses pectoraux : il travaille ses développés sur trois angles, incliné, plat puis décliné, et il vise jusqu’à cent répétitions par angle les bons jours. Rien n’indique qu’il utilise une barre libre pour cela.

Sa routine du matin : 4 h 30, à jeun

Dans le podcast de Thomas DeLauer, retranscrit par Fitness Volt, il explique le seul système d’organisation qui tienne pendant un tournage.

J’essaie vraiment d’être discipliné le matin. J’essaie de m’entraîner à jeun si c’est possible. J’aime me lever avant le travail, même si c’est 5 heures ou 4 h 30 du matin, pour avoir du temps à la salle avant qu’on vienne me chercher pour le plateau. Une fois que j’ai fini de tourner, il n’y a aucune chance que je m’entraîne après le travail. Aucune possibilité. Je me connais.

C’est probablement la ligne la plus transposable de tout l’article, et elle ne parle ni de séries ni de répétitions. Il ne cherche pas le meilleur moment physiologique pour s’entraîner. Il place la séance là où elle a le plus de chances d’être faite. Je dis exactement la même chose aux jeunes pères depuis des années : la première fenêtre de tir du matin, sinon rien.

Les abdominaux d’Alan Ritchson : la partie où tout le monde se trompe

C’est le sujet sur lequel j’ai cherché le plus longtemps, et j’ai été surpris par la banalité de la réponse.

Ce qui est documenté tient en peu de mots. Dans son entretien avec Thomas DeLauer, résumé par Celebwell, il décrit un échauffement d’environ 250 répétitions de travail abdominal avant sa séance : relevés de jambes, crunchs, exercices avec ballon lesté. Il considère ce chiffre comme un début correct, pas comme une séance. Ce travail arrive en ouverture, avant le cardio et avant les charges. Dans son ancienne routine du parc, il comptait une centaine de relevés de buste par passage. Et dans sa séance Instagram de juin 2025, il termine par du gainage abdominal.

Voilà. Aucune séance d’abdominaux dédiée publiée par lui, aucun exercice signature, aucune méthode secrète. La quantité tient lieu de programme.

Trois choses que je n’ai lues nulle part ailleurs, et qui m’intéressent bien plus que le chiffre de 250.

D’abord, son travail abdominal est presque exclusivement de la flexion du rachis répétée. Crunchs, relevés de buste, relevés de jambes. Pas de gainage anti-extension chargé, pas d’anti-rotation, pas de portés lourds. Chez un homme de 109 kilos qui s’est déjà déchiré un oblique sur un tournage, empiler 250 flexions lombaires chaque matin est le choix le plus discutable de toute sa méthode. Personne ne le lui dit parce que le résultat visuel est spectaculaire.

Ensuite, ce ne sont pas les 250 répétitions qui rendent ses abdominaux visibles. C’est un taux de masse grasse maintenu autour de dix pour cent, chiffre avancé par Thomas DeLauer, qui l’entraîne, dans sa vidéo d’analyse. Les répétitions épaississent la paroi. Le déficit la découvre. Deux métiers différents.

Enfin, une question d’échelle que personne ne pose. À 190 centimètres et 109 kilos, dix pour cent de gras ne donnent pas les abdominaux fins d’un pratiquant léger. Ils donnent un ventre plat et dense sous une cage thoracique énorme. L’effet Reacher vient autant de la largeur d’épaules et du tour de taille contenu que du dessin des abdominaux. Chercher ses abdominaux sans chercher sa carrure produit un résultat qui ne ressemble à rien.

Le cardio, et le prix que personne n’anticipe

Il fait du cardio à presque chaque séance : vingt à trente minutes, course, sprints, ou simulateur d’escalier, qu’il préfère pour les genoux.

Le détail qui m’a marqué est ailleurs. Il explique, propos repris par Boss Hunting, que le vrai prix de cette masse n’est pas la balance mais le souffle : à son gabarit, il n’arrive pas à envoyer assez d’oxygène à autant de muscle, et une simple montée de côte revient à faire vingt minutes de fentes avec 127 kilos sur les épaules. Le cardio quotidien n’est pas un choix esthétique, c’est ce qui le rend utilisable sur un plateau.

Ce qu’il mange, avec ses chiffres qui ne collent pas toujours

Les chiffres varient selon les entretiens. Je préfère vous le dire plutôt que de choisir le plus flatteur.

Pour la prise de masse de la saison 1, la presse cite 4 500 calories par jour. Sur les protéines, à BarBend, il donne son propre calcul : « je fais 109 kilos, donc 240 grammes de protéines minimum par jour. C’est un travail à plein temps de manger autant. » D’autres articles annoncent 300 grammes. Je garde le chiffre qui sort de sa bouche.

Le reste est plus stable. Il mange presque toutes les heures. Il garde un sachet de charcuterie sur lui pour ne pas se retrouver devant un mauvais choix, sa phrase étant qu’une alimentation parfaite « ce n’est pas la réalité ». Il applique une règle de 80 pour cent d’aliments bruts et 20 pour cent de plaisir assumé, dont la pâte à cookie et la tarte au citron vert. Il ne boit plus d’alcool depuis six ans. Pour sécher, il utilise deux leviers avec son entraîneur : une fenêtre alimentaire raccourcie, et le fait de bouger plus pour pouvoir manger plus plutôt que de manger moins.

Et puis il y a l’astuce que je trouve la plus drôle de toute cette enquête, racontée sur The Kelly Clarkson Show : pendant la prise de masse, il commandait des sandwichs au poulet frit et des cookies pour toute l’équipe du tournage, en demandant qu’on lui en laisse une douzaine dans sa loge. Ça passait pour un geste sympathique. C’était une livraison de calories.

La testostérone, et pourquoi ça change la lecture de tout le reste

En 2022, pendant la première saison, il déclarait publiquement n’avoir jamais pris de stéroïdes, propos rappelés par The Barbell. Rien n’indique qu’il mentait à ce moment-là : l’effondrement hormonal constaté juste après le tournage rend même l’inverse plausible.

Quelques mois après la fin de la saison 1, son médecin lui propose un traitement de substitution à la testostérone. Il accepte, et il en parle ouvertement, ce qui est rare. Confronté à la formule « des stéroïdes avec une ordonnance », il a répondu qu’il supposait que c’en était, tout en soutenant qu’il s’agissait de remplacer une hormone manquante. Il a démenti les dosages élevés qu’on lui prêtait sur les réseaux et décrit une dose basse sous suivi médical, comme le rapportent Generation Iron et Men’s Journal.

La conséquence pratique est désagréable à entendre, alors je la dis franchement. Le physique de la saison 1 est le fruit de deux décennies d’entraînement et a été construit sans hormone, à un prix qu’il refuse de repayer. Le physique actuel, plus imposant, est maintenu avec une hormone et trente minutes par jour. Si vous copiez les trente minutes sans le contexte hormonal, vous n’aurez pas le même maintien, surtout après quarante ans. Ce n’est pas une raison de jeter sa méthode. C’est une raison de ne pas vous juger trop sévèrement.

Sept affirmations qui circulent partout, et ce que les sources disent réellement

C’est la partie pour laquelle j’ai fait cette enquête. Voici ce que vous lirez ailleurs, et pourquoi je ne l’ai pas repris.

« Il fait des squats et du soulevé de terre »

Aucune séance publiée par lui n’en contient. Ces exercices apparaissent dans des programmes reconstitués, souvent par des sites qui vendent du matériel à côté.

« Il a remplacé le squat par le hack squat à cause de son dos »

Information répétée en français depuis des années. Je n’ai retrouvé aucune déclaration de lui à ce sujet, ni aucun témoin. Ce qui est vérifiable : il n’y a ni squat ni soulevé de terre dans ce qu’il montre.

« Il s’entraîne cinq à six fois par semaine, une heure à une heure trente »

C’était vrai pour la préparation de 2021, avec jusqu’à deux heures par jour. Depuis, il dit lui-même vingt à trente minutes. Reprendre le chiffre de 2021 comme s’il décrivait son programme actuel, c’est décrire un homme qui n’existe plus depuis quatre ans.

« Il mange 5 000 calories en six repas de poulet, quinoa et patate douce »

Ces menus n’apparaissent nulle part dans ses déclarations. Lui parle de charcuterie en sachet, de pâte à cookie, de tarte au citron vert, de sandwichs au poulet frit commandés pour l’équipe, et d’une règle des 80/20.

« Il fait 15 à 20 séries par groupe musculaire par semaine »

Chiffre issu de la littérature d’entraînement, pas de sa bouche. Lui donne un format, quatre séries de quinze à vingt-cinq, et un objectif, une centaine de répétitions par contrainte.

« Il s’entraîne avec un gilet lesté et des cordes ondulatoires »

Introuvable dans ses séances publiées. Cette phrase apparaît surtout dans des articles écrits par des marchands de gilets lestés.

« Reacher doit être fort, agile et imposant, je ne pouvais pas juste prendre du volume comme un bodybuilder »

Cette citation circule beaucoup. Je n’ai pas réussi à la faire remonter à un entretien identifiable. Une citation sans entretien d’origine n’est pas une citation.

Ce qu’on ne sait pas, et que je ne comblerai pas

Il n’existe aucune séance de dos, de jambes ou d’épaules détaillée par lui avec exercices, séries et répétitions. Ce qui est visible dans ses vidéos, c’est qu’il commence son dos par des tractions à l’échec et que la presse à cuisses revient souvent. Rien de plus.

Le chiffre de 250 répétitions d’abdominaux vient d’un seul entretien. Il est cohérent avec le reste, mais il ne repose pas sur plusieurs sources indépendantes.

Enfin, personne ne connaît son dosage exact de testostérone. Lui dit une dose basse et supervisée. C’est une déclaration, pas une analyse de laboratoire publiée.

Où regarder Reacher en français, et sans publicité

Si vous voulez juger sur pièces à quoi ressemblent ces 109 kilos en mouvement, la série est disponible en version française sur Prime Video : voir Reacher sur Amazon Prime Video. Les trois premières saisons y sont intégralement, en français comme en version originale sous-titrée. La saison 4, lancée le 12 août 2026, sort au rythme d’un épisode par mercredi jusqu’au final du 16 septembre 2026.

Un point de vigilance sur la publicité, parce que la promesse a changé depuis 2024. L’abonnement Prime standard, à 6,99 euros par mois ou 69,90 euros par an, diffuse désormais des publicités par défaut. Pour les supprimer, il faut activer l’option sans publicité, facturée environ deux euros par mois en supplément, depuis les paramètres de votre compte Amazon. Cette option débloque au passage le Dolby Vision et le Dolby Atmos. Un essai gratuit de trente jours est régulièrement proposé aux nouveaux abonnés.

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Ce que je garde de ce programme

Sa méthode est mauvaise à copier et excellente à comprendre. Voici ce que j’en tire pour quelqu’un qui reprend l’entraînement en septembre avec un travail, des enfants et quarante minutes devant lui.

La séance courte n’est pas un pis-aller, c’est le format qui survit à la vie réelle. Vingt à trente minutes menées à haute intensité battent une heure trente que vous ne ferez pas deux semaines sur trois. C’est l’intensité et la régularité qui décident, pas la durée.

Les séries longues sont sous-estimées. Quinze à vingt-cinq répétitions avec une charge modérée produisent de l’hypertrophie et coûtent beaucoup moins cher aux articulations que des séries de cinq. Après quarante ans, c’est une bonne assurance. Ce qui n’exclut pas les blessures d’usure.

Le poids du corps ne se quitte jamais. Il a ajouté les charges sans jamais retirer les pompes, les tractions et les dips. C’est ce qui lui permet de s’entraîner en tournage, en déplacement, n’importe où. C’est la définition même de la flexibilité, et c’est ce qui fait tenir un pratiquant sur vingt ans.

Le créneau horaire compte plus que le programme. Placez la séance au premier moment de la journée où personne ne peut vous la prendre.

Et pour les abdominaux, gardez son principe de volume mais changez ses outils. Dix minutes, trois fois par semaine, en ouverture de séance, en alternant flexion contrôlée, gainage anti-extension, anti-rotation et un porté lourd. Le reste se joue dans l’assiette, comme toujours.

Questions fréquentes

Quel est le programme d’entraînement d’Alan Ritchson ?

Cinq séances par semaine de vingt à trente minutes, un groupe musculaire dominant par séance, quatre séries de quinze à vingt-cinq répétitions, du cardio à chaque séance et un échauffement abdominal d’environ 250 répétitions. La seule séance qu’il a détaillée lui-même est une séance de bras en superséries, filmée pour Men’s Health.

Combien de kilos Alan Ritchson a-t-il pris pour Reacher ?

Environ treize kilos en huit mois, de 93 à 107 kilos, en précisant lui-même que ces treize kilos n’étaient pas tous du muscle.

Combien de calories et de protéines mange Alan Ritchson ?

Environ 4 500 calories par jour pendant la prise de masse, et 240 grammes de protéines par jour minimum selon son propre calcul, pour 109 kilos de poids de corps.

Alan Ritchson prend-il des produits ?

Il suit un traitement de substitution à la testostérone depuis la fin de la saison 1, sur prescription médicale, et en parle publiquement. Il affirme n’avoir rien pris avant cette date, et dément les dosages élevés qu’on lui prête.

Comment Alan Ritchson travaille-t-il ses abdominaux ?

Par le volume, en échauffement de séance : relevés de jambes, crunchs et ballon lesté, environ 250 répétitions. Aucune séance d’abdominaux dédiée n’a jamais été publiée par lui.

Alan Ritchson fait-il des squats ?

Aucune séance publiée par lui ne montre de squat ni de soulevé de terre. Ses jambes apparaissent surtout à la presse à cuisses. L’explication du dos qui circule en français n’est rattachée à aucune déclaration de sa part.

À quelle heure s’entraîne Alan Ritchson ?

Le matin, à jeun, souvent à 4 h 30 ou 5 heures, avant d’être emmené sur le plateau, parce qu’il sait qu’il ne s’entraînera pas après une journée de tournage.

Peut-on suivre son programme quand on est débutant ?

Non. Il s’appuie sur vingt ans de pratique au poids du corps avant sa prise de masse, et il a payé sa transformation par une opération de l’épaule. Le format des séances courtes en séries longues, lui, est transposable à tous les niveaux.

Où regarder Reacher en français ?

Sur Prime Video, en français et en version originale sous-titrée. Les trois premières saisons sont disponibles en intégralité ; la saison 4 se termine le 16 septembre 2026. L’abonnement Prime standard contient de la publicité depuis 2024 : pour la supprimer, il faut activer l’option sans publicité, environ deux euros par mois en supplément.

Vidéos et publications où il s’exprime lui-même

Reacher’s Alan Ritchson’s Workout to Build 30lbs of Action-Hero Muscle, Men’s Health : sa séance de bras filmée, avec ses commentaires sur la longévité et sur les dips.

Alan Ritchson Reveals his Diet and Training to Build Muscle for Reacher, Thomas DeLauer, mars 2025 : l’entretien le plus complet sur ses répétitions, ses protéines, son échauffement abdominal et sa routine du matin.

Alan Ritchson’s Easy Diet to Stay Under 10% Bodyfat, Thomas DeLauer, août 2024 : analyse de son alimentation par l’entraîneur qui travaille avec lui.

Sa séance à la barre EZ, publication Instagram du 13 juin 2025 : quatre tours, trois exercices, la légende sur la longévité.

Son compte Instagram : c’est là qu’il publie ses séances, notamment sa publication de janvier 2022 sur la différence entre force et hypertrophie, citée dans cet article.

Sur ces vidéos, la piste audio française générée automatiquement dépend du réglage de chaque chaîne et de votre pays de connexion. Je n’ai pas pu vérifier sa disponibilité depuis la France au moment où j’écris. Si elle existe, vous la trouverez dans la roue crantée du lecteur, à la ligne « piste audio ». Les sous-titres traduits automatiquement, eux, sont disponibles sur les trois vidéos.

Sources

Reacher Actor Alan Ritchson’s Diet and Training Methodology to Stay Jacked, BarBend, mars 2025

Alan Ritchson Discusses How He Trains for Aesthetics, His Disciplined Morning Routine, Fitness Volt, mars 2025

I Worked Out Like Reacher’s Alan Ritchson, Tom’s Guide

Alan Ritchson Packed on 30 Pounds of Muscle to Play Reacher, Tom’s Guide, février 2022

Reacher Star Alan Ritchson Needed Surgery After On-Set Injury, Variety, février 2022

Reacher Star Alan Ritchson on How Testosterone Therapy Helped Him Get Season 2 Ready, Men’s Health UK

Alan Ritchson Gained 30 Pounds for Reacher but His Transformation Had a Cost, Men’s Journal, août 2026

Reacher Star Alan Ritchson Turns Heads With Shirtless Workout Video, Men’s Journal, juin 2025

The 5-Day Workout Split Alan Ritchson Used to Pack on 30 Pounds, Men’s Fitness, février 2025

Alan Ritchson Shares the Simple 2-Step Morning Routine, Men’s Fitness, mars 2025

240 Reps, One Barbell, Zero Machines, BoxLife Magazine, juin 2025

Jack Reacher Star Alan Ritchson Discusses TRT, Generation Iron, avril 2025

How Alan Ritchson Got So Jacked, The Barbell

Alan Ritchson’s Workout Routine To Build Muscle for Reacher, Celebwell, mars 2025

Alan Ritchson’s Workout and Diet Plan To Become Jacked Reacher, Boss Hunting, mars 2025

What to Know About Alan Ritchson’s 3 Kids, People, mars 2026

Alan Ritchson Was Bullied for a Facial Tumor in High School, Men’s Health

Alan Ritchson Stays Under 10% Body Fat, CinemaBlend, août 2024

 

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