You are currently viewing Ce que 22 ans de musculation en split m’ont appris

J’ai commencé la musculation au début des années 2000. Le gymnase était en réalité un hangar divisé en deux parties, l’une pour les cours de fitness et la boxe, l’autre pour la musculation, revêtue de moquette verte avec des machines aux cuirs émoussés. Il n’y avait pas de climatisation, peut-être même pas de ventilateurs. Les horaires d’ouverture étaient de 16h à 21h. C’était une salle associative à moins de 180€ l’année, où il fallait fournir un certificat médical pour y adhérer. Derrière le comptoir, un gérant capable de pousser deux fois son poids de corps au développé couché, et derrière lui un présentoir fait main avec quelques médailles et des pots de protéines Inkosport Xtreme, à vendre, trop chers, donc prenant la poussière.

Ceci n’est pas une publicité, seulement du contexte historique

 

Je vous dresse le décor parce qu’à cette période, pas si lointaine, on ne se posait pas la question de savoir ce qu’il fallait faire pour prendre du muscle. Les plus anciens le savaient et le transmettaient aux plus jeunes, dont je faisais partie. J’ai déjà raconté cette histoire, mais pour le plaisir de me la remémorer, je vais l’écrire à nouveau ici.

Si vous préférez, j’ai aussi fais une vidéo pour parler de ça.

Lors de ma première séance, je n’arrivais pas à faire 10 répétitions avec une barre à vide (de 20 kg) de développé couché. Un an après, je pouvais faire une répétition à 90 kg, et l’année d’après 3 à 100 kg. Tous les débutants recevaient la même éducation, à savoir :

  1. prendre de la force,
  2. ajouter du poids à chaque série (et accepter de perdre quelques reps, autrement dit du pyramidal)
  3. avoir un programme qui travaille un seul muscle par séance (parfois un gros et un petit).
  4. s’entrainer 5 fois par semaine
  5. répéter

Ceux d’entre nous qui respectaient cette logique avaient des résultats, surtout s’ils mangeaient suffisamment en parallèle. Cette structure d’entrainement, c’est le split. Les plus grands bodybuildeurs l’ont utilisé. En parlant des champions, on commençait à avoir accès sur internet aux vidéos des champions des années 90-2000, qui confirmaient qu’ils s’entrainaient quasiment tous de cette façon. Si vous aviez commencé la musculation dans ces années-là, les titres comme The cost of redemption, ripped to shredded, Unchained… sont tous des titres de vidéos que vous aviez pu voir si vous étiez un vrai passionné de musculation. Il s’agissait de monstres de masse musculaire, mais qui faisaient, en plus de leur séance de musculation brutale, une heure de cardio zone 1 ou 2 par jour. Ça n’était pas des sportifs hybrides, mais des bodybuilders de haut niveau.

J’ai suivi cette voie mais de manière naturelle, en faisant beaucoup de musculation en split, du cardio pour bruler des calories, surtout en période de sèche, et en suivant une diète saine à l’année.

Puis, est arrivé tout un nouveau marché destiné à des personnes voulant un aspect plus sportif, c’est-à-dire avec des mesures de temps, du travail fonctionnel, etc. C’est le cas des sports comme le cross-training, le crossfit, l’hyrox, etc. En gros, les sports hybrides où l’on combine le cardio et la force. Ce sont des sports difficiles, qui demandent tout autant de rigueur et de sérieux durant les séances, mais aussi tout autour, pour bien récupérer.

Cependant, tout comme il ne viendrait pas à l’idée de faire du bodybuilding pour préparer un hyrox, il ne me viendrait pas à l’idée de faire de l’hyrox pour développer l’harmonie entre les différents muscles de mon corps.

Or, même si beaucoup pratiquent un sport hybride pour leur forme, certains le font aussi pour leur ligne, car ils en ont vu certains (souvent des anciens pratiquants en salle de muscu) pratiquer un sport hybride et avoir un bon physique. C’est un peu comme celui qui fait de la natation pour avoir un physique de nageur, alors que le nageur passe en réalité beaucoup de temps en salle à faire souvent du split ou du half body.

Si demain je devais rentrer dans la police, l’armée ou chez les pompiers, je choisirais un sport hybride, probablement le crossfit.

Mais si mon objectif est un corps harmonieux, avec un développement équilibré des muscles sans en négliger certains, alors je choisirais le split training type bodybuilding (avec du cardio comme font les pros).

Ce qui me plaît avec toutes ces formes d’entrainement, c’est qu’elles partagent les mêmes outils, mais que la façon dont on s’en sert peut orienter les résultats vers certaines capacités par rapport à d’autres. Avec une paire d’haltères de 40 kg, vous pouviez faire de la marche du fermier si vous faites un sport hybride, ou du développé couché si vous souhaitez développer de la force et du muscle. Ce sont les mêmes poids, mais pas la même façon de les utiliser.

Le temps disponible pour l’entrainement au cours de la vie est une courbe en U. Quand j’ai commencé, j’avais tout le temps du monde. Adolescent, je pouvais me rendre à la salle tous les soirs pendant 1h30, puis à l’âge adulte, avec le travail, la vie de couple puis de famille, on peut conserver la même fréquence à condition d’en diminuer la durée. Puis, quand les enfants partent du foyer ou qu’on est à la retraite, on récupère beaucoup de temps libre pour s’entrainer. Je n’en suis pas encore là, mais ce sont les témoignages directs de pratiquants de plus de 55-60 ans qui me le confirment. Bien entendu, on s’adapte à sa forme et aux blessures qu’on trimbale.

Je sais que beaucoup d’entre vous sont dans le bas de la courbe en U, c’est-à-dire avec un temps limité pour s’entrainer. Cela veut dire que vous n’avez pas de temps à perdre avec des méthodes qui ne vont pas dans le sens précis de vos objectifs. Vous êtes dans une période de votre vie où vous n’avez pas le luxe de faire des entrainements au hasard en croisant les doigts pour que cela fonctionne.

Avant de vous lancer dans un nouvel abonnement en salle, posez-vous la question suivante : cette saison, qu’est-ce que je souhaite avoir ?

  • un corps plus musclé et harmonieux ?
  • une bonne préparation physique ?

Vous pouvez très bien faire des aller-retours entre ces deux objectifs au cours de votre vie, moins au cours d’une semaine. Il faut se focaliser un certain temps sur un domaine pour progresser, sinon, on finit par devenir un abonné des « lundi je m’y remets » ou des « à mon âge, est-ce que je peux encore… »

Toutes ces nuances de l’entrainement, mais aussi du mode de vie et de la diététique, sont largement abordées dans mon club VIP, la partie cachée de ce site, que je vous propose de découvrir gratuitement cette semaine.

Théo @Fitnessmith

Tu rates les notes privées que je n’envoie qu’aux abonnés.

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