Kettlebell ou haltère, la question est légitime si vous voulez un moyen de vous entrainer à domicile avec peu de place et un budget mesuré. La réponse habituelle, « ça dépend de vos préférences », est commode mais fausse. Les deux outils ne produisent pas les mêmes effets, et les écarts se mesurent en laboratoire. Cet article compare les deux sur la prise de muscle, la force, la condition physique et la perte de gras, détaille les types à l’achat, et propose une grille pour décider selon votre objectif et votre vie de tous les jours.
En résumé. L’haltère reste l’outil le plus polyvalent pour la prise de muscle et la force, parce qu’il autorise une progression de charge fine et des charges absolues plus lourdes. La kettlebell domine sur les gestes balistiques et la densité de travail, utiles pour la condition physique et le maintien à domicile. Sa réputation de brûleur de graisse est surévaluée : les études mesurent une fréquence cardiaque très haute mais une consommation d’oxygène proche d’une marche rapide. Pour la force maximale, la barre reste supérieure aux deux. Le bon choix dépend du geste que vous programmerez vraiment et de vos contraintes de temps, d’espace et de budget. Si vous n’achetez qu’un seul outil pour des séances maison courtes, une paire d’haltères réglables couvre plus de cas, tandis qu’une kettlebell de 16 kg est le meilleur achat unique pour le conditionnement.
Personnellement, comme vous pouvez le voir sur la photo de couverture de cet article, j’utilise les deux. J’ai investi dans ma première kettlebell après 15 ans d’entraînement en musculation traditionnelle. J’adore m’entraîner avec une kettlebell, mais je l’utilise dans des cas précis, et pas de la même manière que mes haltères. Nous allons en parler dans mon article ci-dessous.
Le clivage réel n’est pas l’outil, c’est le geste
La différence entre kettlebell et haltère ne tient pas à la matière ni à la marque. Elle tient au type de geste que chaque outil rend naturel. J’appelle ça la règle des deux gestes : la kettlebell sert les gestes balistiques, l’haltère les gestes contrôlés.
Un centre de gravité décalé change tout
Le centre de gravité d’une kettlebell se situe sous la poignée et en dehors de la main, à plusieurs centimètres. Celui d’un haltère reste centré dans la paume. Cette différence d’apparence anodine modifie la mécanique. La masse décalée de la kettlebell crée un bras de levier et un arc de mouvement. Elle charge la chaîne postérieure dans le bas du swing et sollicite fortement la prise. L’haltère, masse centrée, se contrôle sur toute l’amplitude sans chercher à vous déséquilibrer.
La règle des deux gestes
Choisissez l’outil d’après le geste dominant que vous allez programmer, pas l’inverse. Si vos séances reposent sur des mouvements explosifs comme des swings, des snatchs et des cleans, la kettlebell est faite pour ça. Si elles reposent sur des développés, des rowings, des curls et des fentes lestées, l’haltère est plus adapté. On peut forcer un geste sur le mauvais outil, mais on perd en confort et en efficacité. Je pratique la kettlebell en parallèle des haltères depuis des années. Le jour où j’ai cessé de vouloir faire des curls propres à la kettlebell et des swings explosifs avec haltère, mes séances sont devenues plus simples et mes résultats plus nets.
Pour la prise de muscle, l’haltère garde l’avantage par la progressivité
Pour l’hypertrophie, l’haltère l’emporte, mais pas pour la raison que l’on croit. Ce n’est pas une histoire de charge magique. C’est une question de progressivité : vous augmentez le poids par petits paliers et atteignez des charges plus lourdes.
Le muscle pousse sur une large plage de charges
Une méta-analyse de Schoenfeld et coll. (2017, revue systématique de 21 études, DOI) a comparé charges légères et charges lourdes menées jusqu’à l’échec. Résultat : l’hypertrophie est comparable sur tout l’éventail de charges, tandis que la force maximale progresse davantage avec les charges lourdes. Pour faire grossir un muscle, l’outil compte moins que le volume réalisé près de l’échec. Kettlebell ou haltère, les deux font du muscle si l’effort est suffisant, mais le confort des haltères est plus interressant.
Le vrai goulet d’étranglement, c’est la surcharge progressive
Le problème apparaît sur la durée. Pour continuer à progresser, il faut ajouter de la charge ou des répétitions mois après mois. Les kettlebells avancent par paliers d’environ 4 kg, hérités d’une vieille unité russe, le poud. Passer d’un goblet squat à 24 kg à la kettlebell suivante de 28 kg, c’est un saut de 17 %. Trop brutal pour les petits muscles et le haut du corps. Des haltères réglables progressent par incréments de 2 à 2,5 kg et montent à 30 ou 40 kg par main. Pour l’hypertrophie sur le long terme, cette finesse fait la différence, surtout sur les bras et les épaules.
L’haltère isole, la kettlebell beaucoup moins
Curl, élévation latérale, écarté, extension triceps : ces mouvements d’isolation et de travail parfois debout ou en position allongée se font naturellement à l’haltère. La kettlebell s’y prête mal, gênée par sa masse décalée.
Pour la force maximale, la barre reste reine et la kettlebell plafonne
Si votre objectif premier est la force maximale, ni la kettlebell ni l’haltère ne sont l’outil optimal. La barre l’est. Entre les deux, l’haltère permet de porter plus lourd ; la kettlebell plafonne plus vite.
Ce que disent les essais randomisés
Otto et coll. (2012, essai contrôlé randomisé, 30 hommes, 6 semaines, DOI) ont comparé l’haltérophilie avec barre à l’entraînement kettlebell. Les deux ont amélioré force et puissance, mais les gains de force au squat (1RM) ont été nettement plus élevés avec la barre. Aucun des deux groupes n’a modifié sa composition corporelle en 6 semaines. Lake et Lauder (2012, essai randomisé, 21 hommes, DOI) ont montré qu’un entraînement de swings améliorait le 1RM au demi-squat de 9,8 % et le saut vertical de 19,8 %, sans différence avec un travail de squats sautés. La kettlebell développe donc une force réelle, mais la comparaison se faisait avec un travail explosif léger, pas avec de la barre lourde.
Une bonne nouvelle pour les papas de 40 ans et plus
Manocchia et coll. (2013, essai clinique contrôlé, 37 participants, âge moyen proche de 40 ans, DOI) ont observé qu’un entraînement kettlebell de 10 semaines transférait sur le développé couché, avec une tendance sur l’épaulé-jeté. Pour un homme de 35 à 44 ans qui s’entraîne à la maison, ces gains de force sont pertinents. La limite reste la charge car une kettlebell de 32 kg plafonne la plupart des gestes de chaîne postérieure, là où une barre grimpe à 200 kg et plus.
Pour la condition physique et la perte de gras, la kettlebell est le meilleur outil unique
La kettlebell est le meilleur outil unique pour le conditionnement à domicile, grâce aux gestes balistiques enchaînés. Mais l’idée qu’elle ferait fondre la graisse mieux que tout est fausse. Les chiffres sont plus modestes que le discours commercial autour de la cloche.
Fréquence cardiaque haute ne veut pas dire calories brûlées
Farrar et coll. (2010, étude de cohorte, 10 hommes, DOI) ont mesuré 12 minutes de swings continus à 16 kg. La fréquence cardiaque atteignait 86,8 % du maximum, mais la consommation d’oxygène ne montait qu’à 65,3 % du VO2max. L’écart est l’enseignement clé, le swing travail le cœur plus que la dépense réelle, à cause de la prise isométrique et de l’effort intermittent.
Quand un coach affirme : « regardez votre cardio, vous brûlez énormément », il confond deux choses différentes. Une fréquence cardiaque élevée montre que le corps est fortement sollicité, mais elle ne mesure pas directement la dépense énergétique. En musculation, le cœur peut monter très haut à cause de l’intensité, de la chaleur, du stress nerveux, du manque de récupération ou de la respiration bloquée, sans que cela corresponde à une dépense calorique massive. La fréquence cardiaque est un indicateur d’effort, pas un compteur fiable de calories.
Un circuit de swings équivaut à une marche rapide
Thomas et coll. (2014, étude comparative, 10 sujets, DOI) ont comparé un enchaînement swings et soulevés de terre sumo à de la marche sur tapis en pente. Les réponses métaboliques étaient similaires, avec une fréquence cardiaque et une pénibilité perçue plus hautes pour la kettlebell. Sur le plan énergétique, un circuit continu de swings vaut donc une marche soutenue, pas un sprint. Quant à l’effet de postcombustion tant vanté, Sturdy et Astorino (2024, étude croisée, 21 sujets, DOI) ont mesuré la dépense après des complexes kettlebell : environ 55 calories supplémentaires, sans différence avec un travail au poids du corps. Loin des promesses de combustion prolongée pendant des heures.
La perte de gras se joue d’abord dans l’assiette
Même l’essai le plus connu sur la kettlebell le confirme indirectement. Jay et coll. (2011, essai contrôlé randomisé, 40 adultes, âge moyen 44 ans, DOI) ont fait pratiquer des exercices balistiques trois fois par semaine pendant 8 semaines. La douleur de nuque et d’épaules a baissé de 2,1 points, celle du bas du dos de 1,4 point, et la force des extenseurs du tronc a augmenté. En revanche, la condition aérobie n’a pas bougé. La perte de gras dépend du bilan énergétique sur plusieurs semaines, dominé par l’alimentation. Le matériel est un levier secondaire. La vraie valeur de la kettlebell pour une personne occupée, c’est la densité : beaucoup de travail dans peu de temps. Pour cadrer l’alimentation qui fait l’essentiel du résultat, voici ma méthode nutrition de perte de poids ( entrainement inclus ) .
Comparatif kettlebell vs haltère par objectif
| Objectif | Haltère | Kettlebell | Ce qu’il faut retenir |
|---|---|---|---|
| Prise de muscle | Très bon | Moyen | Progression de charge plus fine et isolation possible à l’haltère. |
| Force maximale | Bon | Limité | La barre reste supérieure aux deux ; la kettlebell plafonne en charge. |
| Condition physique | Correct | Très bon | Les gestes balistiques enchaînés sont le terrain de la kettlebell. |
| Perte de gras | Correct | Bon | L’alimentation décide ; les deux servent surtout la densité de travail. |
| Polyvalence, petit espace | Bon | Correct | Une paire d’haltères réglables couvre plus de mouvements. |
| Courbe d’apprentissage | Courte | Moyenne | Le swing demande une bonne charnière de hanche avant de charger. |
Haltères : les types à connaître avant d’acheter
Trois familles couvrent l’essentiel des besoins à domicile : fixes, réglables à vis, et réglables à sélection rapide. Le bon choix dépend de votre place, de votre budget et de la vitesse de changement de charge.
j’en parle dans cette vidéo
Haltères réglables à vis (petit budget)
Les moins chers, avec une plage moyenne grâce aux disques. Le changement de charge est lent, il faut dévisser et revisser, et les bagues peuvent se desserrer. Bon compromis si le budget est serré (et que la patience suit). Voir les modèles ici.
Haltères réglables à sélection rapide (budget moyen)
Changement en quelques secondes par molette ou cadran, gain de place maximal, plage typique de 2 à environ 32 ou 40 kg. Le prix est élevé, le boîtier parfois fragile, et l’encombrement en largeur ou en longueur demande de l’attention. C’est souvent le meilleur achat unique pour la maison, mais aussi un investissement à négocier dans le couple. Voir les modèles ici.
Haltères fixes (gros budget)
Robustes, stables au sol pour les pompes ou le développé au sol, sans réglage. Leur défaut est l’encombrement : il faut une paire par charge, donc un budget total est élevé pour couvrir une plage utile de 2 à 40kg. Ils conviennent si vous avez la place et que vous aimez la simplicité. Voir les modèles ici.
Kettlebells : les types à connaître avant d’acheter
Trois familles dominent : fonte standard, compétition en acier, et réglables. La différence majeure se joue sur la taille, constante ou non selon le poids, et sur la poignée, qui conditionne la prise et le passage en position rack (comme au clean).
Kettlebell en fonte standard
La plus courante et la plus abordable. Sa taille grandit avec le poids et la poignée varie selon les marques. Elle est souvent revêtue pour protéger le sol et les avant-bras. Bon choix pour débuter avec un achat unique. Voir les modèles ici.
Kettlebell de compétition en acier
Dimensions identiques quel que soit le poids, avec une poignée de 35 mm, une base et une hauteur constantes. L’intérêt est une technique stable quand vous changez de charge et une position rack homogène. Le prix est plus élevé. Pertinente si vous pratiquez régulièrement avec plusieurs poids. Voir les modèles ici.
Kettlebell réglable/modulables
Plusieurs poids dans un seul corps, pour gagner de la place. La poignée est parfois en plastique, ce qui dégrade la prise et le confort en rack, et le changement de charge prend du temps. À réserver aux espaces très limités, avec un modèle de qualité correcte. Si vous choisissez un modèle modulable, il faut qu’il soit le plus proche possible d’une vraie kettlebell dans sa forme, et sans aspérité, afin de ne pas compromettre les différents mouvements. Voir les modèles ici.
Quel poids choisir pour commencer
Pour les swings, la référence des études chez l’homme est 16 kg. Un débutant peu sportif peut commencer à 12 kg, un homme actif viser 16 kg, voire 20 kg pour le swing une fois la technique propre. Pour une femme, 8 à 12 kg selon le niveau. Attention, les développés et les mouvements lents demandent plus léger que les swings. Beaucoup achètent trop léger pour le swing et trop lourd pour les presses.
Si vous partez sur une kettlebell, voici comment l’exploiter pour perdre de la graisse et vous tonifier rapidement : 31 séances kettlebell pour relancer la perte de graisse.
Le verdict par profil : la grille de décision
Le bon achat dépend de votre objectif principal et de votre quotidien. Voici une grille pour décider sans vous tromper. Elle croise l’objectif, le temps disponible et l’espace.
| Votre situation | Choix conseillé | Pourquoi |
|---|---|---|
| Prise de muscle, progression sur le long terme | Haltères réglables à sélection rapide | Paliers fins et charges plus lourdes pour surcharger sans plafonner. |
| Force maximale | Barre, sinon haltères lourds | La charge prime ; la kettlebell plafonne trop tôt. |
| Condition physique et perte de gras, peu de temps | Une kettlebell de 16 kg | Beaucoup de travail balistique en peu de minutes. |
| Un seul achat, petit espace, polyvalence | Haltères réglables | Ils couvrent développés, rowings, fentes, curls et bien plus. |
| Gestes balistiques, chaîne postérieure, préhension | Kettlebell | Le centre de gravité décalé est conçu pour ça. |
| Papa actif, 30 minutes à la maison | Une kettlebell de 16 kg, puis des haltères réglables | Transpirer et garder du muscle, sans encombrer le salon. |
| Petit budget, patience | Haltères réglables à vis | La plage la plus large pour le prix le plus bas. |
| Reprise douce ou dos sensible | Kettlebell légère bien encadrée, ou haltères légers | Apprendre la charnière de hanche (hip hinge) avant d’ajouter de la charge. |
Peut-on tout faire avec un seul outil
Avec un seul achat, une paire d’haltères réglables couvre le plus de schémas de mouvement : développés, rowings, fentes lestées, soulevés de terre roumains, développé au sol, et même quelques mouvements explosifs. Une seule kettlebell couvre swings, cleans, snatchs, goblet squats, développés et relevé turc, mais reste maladroite sur l’isolation et limitée en charge. Pour la polyvalence, les haltères réglables. Pour le conditionnement dense en peu de temps, la kettlebell.
Et le swing à l’haltère ?
Vous pouvez faire des swings avec un haltère, en le tenant par une tête. C’est moins confortable, la prise est moins franche et la masse centrée modifie l’arc. Cela dépanne, ce n’est pas un geste de fond. Si le swing est central dans votre programme, prenez une kettlebell.
Mes observations de terrain
Ma plus grande crainte lorsque j’ai commencé à m’entraîner avec des kettlebells, c’était la perte de masse musculaire et l’ennui à l’entraînement. Pour tester cela, j’ai choisi de m’entraîner pendant plusieurs semaines exclusivement avec. Je n’ai pas perdu de muscle, j’ai perdu du gras et j’ai progressé en résistance sous charge et en endurance musculaire. J’ai aussi progressé sur les poids des kettlebells, passant de 20 kg à 32 kg. J’ai un historique de pratiquant de musculation, donc j’avais la force, mais pas la technique. Je peux affirmer aujourd’hui qu’un programme avec une kettlebell peut parfaitement maintenir un bon physique et un taux de gras bas, s’il est bien conçu.

Sur les pratiquants à domicile que j’accompagne, je remarque qu’ils manquent de poids, que ce soit avec leur kettlebell ou leurs haltères, ce qui les fait rapidement stagner. Ils sont moins intenses à mesure qu’ils progressent, car ils gardent le même format d’entraînement. Le premier conseil que je leur donne, c’est d’avoir des poids supplémentaires à disposition s’ils utilisent des haltères, et s’ils n’ont qu’une kettlebell, de la mettre en vente pour investir dans le modèle au-dessus, ou de la garder s’ils ont le budget et la place pour les stocker.
Dans ma propre pratique, et surtout depuis que je suis devenu père, j’utilise beaucoup le format suivant pour m’entraîner avec une kettlebell. Même fatigué, je n’ai pas besoin de réfléchir, le programme est simple, court et ne laisse pas de place au doute. Surtout, il me permet de conserver mes abdos apparents malgré le manque de sommeil et de temps. Bien évidemment, je mange sainement, comme je le préconise dans mon plan, l’un ne va pas sans l’autre.
Questions fréquentes sur les kettlebells et les haltères
Est-ce qu’une kettlebell peut remplacer des haltères ?
Oui, mais seulement si votre objectif principal est le conditionnement physique, les circuits courts et les mouvements balistiques. Une kettlebell peut remplacer des haltères pour les swings, les goblet squats, les cleans, les snatchs, les développés debout et les relevés turcs. En revanche, elle remplace mal les haltères pour l’isolation musculaire, les élévations latérales, les curls stricts, les écartés ou les progressions fines sur le haut du corps. Si vous cherchez surtout à construire du muscle de façon méthodique, les haltères restent plus cohérents.
Est-ce qu’un haltère peut remplacer une kettlebell ?
Un haltère peut dépanner sur certains mouvements, mais il ne remplace pas vraiment une kettlebell sur les gestes balistiques. Vous pouvez faire des swings avec un haltère tenu par une extrémité, mais la prise est moins naturelle et l’arc du mouvement change. Le centre de gravité d’une kettlebell rend le swing plus fluide, plus explosif et plus agréable. Pour un usage ponctuel, l’haltère suffit. Si le swing devient un pilier de vos séances, la kettlebell devient préférable.
Quel est le meilleur choix pour perdre du ventre ?
Ni la kettlebell ni l’haltère ne font perdre du ventre par magie. La perte de graisse dépend d’abord du déficit calorique, de l’adhérence alimentaire, du sommeil, du niveau d’activité quotidien et de la régularité sur plusieurs semaines. La kettlebell peut aider parce qu’elle rend les séances courtes, denses et faciles à placer dans la semaine. Les haltères aident aussi, surtout pour conserver du muscle pendant une sèche. Pour perdre du ventre, l’outil compte moins que le plan complet : alimentation cadrée, musculation régulière, marche quotidienne et progression mesurable.
Quel est le meilleur choix pour prendre du muscle à la maison ?
Pour prendre du muscle à la maison, les haltères réglables sont le meilleur premier achat. Ils couvrent plus de mouvements, autorisent une meilleure surcharge progressive et s’adaptent à plus de groupes musculaires. Vous pouvez travailler les pectoraux, le dos, les épaules, les bras, les jambes et les abdominaux avec une vraie marge de progression. La kettlebell construit aussi du muscle, mais elle devient vite limitée dès que l’objectif principal devient l’hypertrophie précise.
Quel poids de kettlebell choisir pour commencer ?
Pour un homme actif, 16 kg est souvent le meilleur point de départ pour apprendre le swing, le goblet squat et les circuits simples. Un débutant peu sportif peut commencer à 12 kg. Un pratiquant déjà solide peut viser 20 kg pour le swing, à condition de maîtriser la charnière de hanche. Pour une femme débutante, 8 à 12 kg couvre la majorité des premiers besoins. Le piège classique consiste à acheter une kettlebell trop légère pour le swing, puis à s’ennuyer après deux semaines.
Quel poids d’haltères choisir pour commencer ?
Pour débuter sérieusement à la maison, une paire d’haltères réglables allant au moins jusqu’à 20 kg par main est un minimum confortable. Pour un homme déjà entraîné, viser 30 à 40 kg par main est plus durable, surtout pour les rowings, les fentes, les développés au sol et les soulevés de terre roumains. Pour une femme débutante ou intermédiaire, une plage de 2 à 20 kg par main couvre déjà énormément de cas. Le bon achat n’est pas seulement celui qui convient aujourd’hui. C’est celui qui ne devient pas inutile dans six mois.
Faut-il acheter une seule kettlebell ou une paire ?
Pour commencer, une seule kettlebell suffit. Elle permet d’apprendre le swing, le goblet squat, le clean, le press, le rowing, le snatch et le relevé turc. Une paire devient intéressante plus tard, quand vous voulez travailler en double kettlebell : front squat, clean and press, farmer walk, complexes plus denses. Le double kettlebell est puissant, mais il demande plus de technique, plus de place et plus de récupération. Pour 80 % des pratiquants à domicile, une seule cloche bien choisie fera déjà beaucoup de travail.
Faut-il acheter des haltères fixes ou réglables ?
À la maison, les haltères réglables sont souvent le meilleur choix. Ils prennent moins de place, coûtent moins cher qu’une collection complète d’haltères fixes et couvrent plus de situations. Les haltères fixes sont plus agréables à utiliser, plus robustes et plus rapides à prendre en main, mais ils exigent de la place et un budget plus élevé. Si vous avez un garage ou une vraie salle à domicile, les fixes sont excellents. Si vous vivez en appartement ou que vous devez ranger le matériel après la séance, les réglables gagnent.
La kettlebell est-elle dangereuse pour le dos ?
La kettlebell n’est pas dangereuse par nature. Le mauvais swing, lui, peut le devenir. Le mouvement doit venir des hanches, pas du bas du dos. Si vous transformez le swing en squat brouillon ou en tirage avec les bras, vous fatiguez les mauvaises zones. Avant de charger, apprenez la charnière de hanche : fesses en arrière, dos neutre, gainage actif, poussée des hanches vers l’avant. Une fois ce patron moteur acquis, le swing devient au contraire un bon outil pour renforcer la chaîne postérieure.
Peut-on faire une séance complète avec une seule kettlebell ?
Oui. Une séance complète peut combiner swing, goblet squat, rowing, développé, fente arrière, relevé turc et gainage. Vous pouvez travailler tout le corps en 20 à 30 minutes. La limite apparaît quand vous voulez progresser finement muscle par muscle. Une seule kettlebell vous oblige souvent à jouer avec les répétitions, les tempos et la densité, plutôt qu’avec la charge. C’est très utile pour la condition physique. C’est moins optimal pour une prise de muscle structurée sur plusieurs années.
Peut-on faire une séance complète avec une paire d’haltères ?
Oui, et c’est même l’un des meilleurs formats maison. Avec une paire d’haltères réglables, vous pouvez faire des squats goblet, des fentes, des soulevés de terre roumains, des développés au sol, des rowings, des développés épaules, des curls, des extensions triceps et du gainage lesté. La paire d’haltères couvre mieux les mouvements lents, contrôlés et progressifs. Pour une personne qui veut construire un physique plus musclé sans aller en salle, c’est souvent le choix le plus rationnel.
Conclusion : le meilleur outil est celui qui correspond à votre méthode
Le débat kettlebell ou haltère devient plus clair quand on arrête de chercher un vainqueur universel. L’haltère est supérieur pour la prise de muscle, la progression précise et la polyvalence musculaire. La kettlebell est supérieure pour les gestes balistiques, les séances courtes et le conditionnement à domicile. Pour la force maximale, la barre reste devant les deux. Pour la perte de gras, aucun outil ne compensera une alimentation approximative.
Si vous débutez et que vous voulez un seul achat pour vous entraîner à la maison, prenez une paire d’haltères réglables. Si vous manquez de temps, que vous voulez transpirer vite, renforcer votre chaîne postérieure et construire une routine courte qui s’insère dans votre vie, prenez une kettlebell de 16 kg. Le combo idéal reste simple : haltères réglables pour construire le muscle, kettlebell pour densifier les séances et garder une bonne condition physique.
Ne choisissez pas l’outil qui vous donne l’impression de rejoindre une tribu. Choisissez celui qui colle à votre programme, à votre place disponible, à votre patience et à votre niveau technique. Le matériel ne transforme personne tout seul. Mais le bon outil, au bon moment, évite de transformer chaque séance en négociation intérieure.
Pour aller plus loin
Si votre objectif est de perdre de la graisse tout en conservant du muscle, commencez par structurer votre alimentation avec mon programme sèche. Si vous voulez vous entraîner avec peu de matériel, vous pouvez aussi consulter mon programme full body débutant, mon programme haltères et corde à sauter, ou mon entraînement kettlebell perte de graisse.
Théo @fitnessmith
Transparence : J’ai inclus des liens Amazon dans l’article et ce sont des liens affiliés mais sans mentionné de marque spécifique afin de vous laisser le libre choix. Je n’ai aucun intérêt à vous orienter vers le mauvais outil.
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