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Une étude publiée dans Physiology & Behavior a suivi 122 adultes partis en vacances entre une et trois semaines. Au retour, 320 grammes de plus sur la balance. Le détail que personne ne raconte : six semaines plus tard, ils n’avaient pas maigri, ils avaient continué à grossir. 410 grammes. Les vacances étaient finies depuis longtemps, la dérive continuait toute seule. 61% des participants avaient pris du poids, certains jusqu’à trois kilos, et leur consommation d’alcool avait doublé sur place, de huit verres par semaine à seize.

L’adulte moyen prend entre 500 grammes et un kilo par an. Fais le calcul : l’essentiel de cette dérive annuelle se joue sur deux ou trois semaines de laisser-aller. Année après année, la silhouette s’épaissit sans qu’aucun événement précis n’ait l’air responsable.

Tu connais la sensation. Le pantalon qui marque un peu plus à la taille au retour. Le premier entraînement de reprise qui pique. Et cette petite voix qui souffle qu’il va falloir payer l’addition.

L’erreur classique, c’est de croire qu’il faut la payer cher et longtemps. Une punition proportionnelle au plaisir pris : deux heures de cardio, un mois de restriction sévère. Personne ne tient trois semaines à ce régime. Et pendant qu’on abandonne, les 320 grammes deviennent 500, puis 1kg.

Je suis passé par là. J’ai mangé, j’ai bu, j’ai profité de mes vacances en famille sans les gâcher avec une balance. Ce que je refuse, c’est que trois semaines de relâchement coûtent 5  à 10 kilos sur dix ans.

Ma proposition tient en une phrase : effacer la dérive avec des séances de 15 à 30 minutes, une kettlebell, deux mètres carrés.

Voici ce que contient ce programme :

  • Quinze à trente minutes, montre en main. Tu as fini ta séance et pris ta douche avant que les autres aient trouvé une place de parking devant la salle.
  • Le matin à jeun, avant que la journée trouve de bonnes raisons d’annuler. Sois lucide sur le mécanisme : à calories égales, l’entraînement à jeun n’accélère pas la perte de gras sur 24 heures, la littérature est formelle. Ce qu’il fait, c’est supprimer la variable qui tue la régularité, l’horaire négociable. Une séance faite à 6 h 30 bat une séance parfaite prévue à 19 h et annulée.
  • Charge mentale nulle. Tu n’ouvres pas le débat sur ce que tu vas faire aujourd’hui. Tu ouvres le programme, tu poses le téléphone, tu exécutes.
  • Une dépense qui déborde de la séance. La consommation d’oxygène reste élevée après l’effort, de l’ordre de 6 à 15 % du coût de la séance. Quelques dizaines de calories, pas le jackpot qu’on te vend ailleurs. Le vrai levier reste le déficit et le muscle que tu conserves.
  • Préservation de la masse maigre. Un déficit sans stimulus mécanique fait fondre du muscle en même temps que la graisse. Le swing, le nettoyé, le développé et les portés chargés donnent à ton corps une raison de garder ce muscle pendant que le gras part.
  • Autonomie totale. Une kettlebell et deux mètres carrés. Plus d’excuse liée aux déplacements, à la location de vacances ou aux salles fermées en août.
  • BONUS : le plan spécial pour perdre du ventre avec la kettlebell que tu as chez toi

Trois semaines de relâchement se rattrapent. Trois mois deviennent un mode de vie.

Tout est prêt. Tu peux commencer ce soir avant le dîner ou demain matin au saut du lit.

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