You are currently viewing Avis Go-Tone Pro : mon test complet de la poulie Rayofi

Cela fait un moment que je vois passer ces poulies électroniques portables. Elles promettent de remplacer une partie du matériel d’une salle de musculation avec un appareil suffisamment compact pour tenir dans une petite sacoche. Rayofi m’a récemment proposé de tester son Go-Tone Pro. Après plusieurs séances, mon avis sur le Go-Tone Pro a beaucoup évolué : je n’ai pas du tout aimé la première prise en main, puis j’ai fini par l’intégrer régulièrement à mon home gym.

Transparence : Rayofi m’a envoyé le Go-Tone Pro gratuitement, mais je n’ai reçu aucune rémunération pour écrire cet article. Si vous commandez par mon lien vers le site de Rayofi, le code FITNESSMITH vous donne 10 % de réduction. Je perçois également une commission de 10 %, sans augmentation du prix pour vous. Cette affiliation ne m’empêche pas de présenter les défauts et les limites rencontrés pendant mon test.

Sommaire

Mon avis sur le Go-Tone Pro en bref

  • Mon verdict : le Rayofi Go-Tone Pro ne remplace pas une salle de musculation complète. Il constitue néanmoins un très bon complément pour un home gym, les voyages et le travail unilatéral, surtout grâce à sa résistance excentrique réglable.
  • Ses points forts : son format compact, sa résistance allant jusqu’à 30 kg par unité, sa surcharge excentrique, ses nombreux points d’ancrage et son fonctionnement possible sans ouvrir l’application.
  • Ses limites : sa sensation déroutante au départ, son autonomie à surveiller, son application encore perfectible pendant mon test et sa résistance rapidement limitée sur les mouvements bilatéraux avec une seule unité.
  • Pour qui : les pratiquants en home gym, les voyageurs, les sportifs qui s’entraînent dehors et ceux qui cherchent une poulie compacte en complément de leurs charges libres.

Qu’est-ce que le Rayofi Go-Tone Pro ?

Le Rayofi Go-Tone Pro est une poulie numérique portable. Un moteur produit la résistance dans le câble, sans pile de poids ni élastique. Une seule unité monte jusqu’à 30 kg de résistance. Deux appareils réunis atteignent donc 60 kg et autorisent davantage de mouvements bilatéraux.

Le concept n’est pas seulement de miniaturiser une poulie de salle. Le Go-Tone Pro peut appliquer des résistances différentes selon la direction et la vitesse du mouvement. Il offre notamment un mode constant, un travail concentrique ou excentrique, une surcharge excentrique et une résistance progressive.

L’appareil est livré avec plusieurs accessoires d’ancrage. On peut le placer au sol, l’attacher à une porte ou le fixer à un point stable. Cette polyvalence est réelle, mais la qualité de l’installation détermine une grande partie de l’expérience.

Ma première impression sur le Go-Tone Pro était mauvaise

Lorsque j’ai ouvert la boîte et découvert le Rayofi Go-Tone Pro, je n’ai pas été immédiatement convaincu. Je trouvais son fonctionnement étrange et je ne comprenais pas vraiment son design.

Je l’ai branché, j’ai essayé quelques mouvements et je me suis demandé : « Qu’est-ce que c’est que cette sensation ? »

La résistance ne ressemblait à rien de ce que je connaissais. Je m’attendais à retrouver la sensation d’une poulie de salle, d’une machine guidée, d’un haltère ou, à la rigueur, d’un élastique. Le Go-Tone Pro ne reproduit exactement aucun de ces outils.

C’est là que se trouvait mon erreur. J’essayais d’évaluer un appareil différent avec les repères du matériel traditionnel. Comme je l’explique dans ma réflexion sur le mouvement parfait en musculation, un outil doit être jugé selon ce qu’il apporte réellement au mouvement. À partir du moment où j’ai accepté cette nouvelle sensation, j’ai commencé à mieux utiliser le Go-Tone Pro et à comprendre son intérêt.

Il faut apprendre à maintenir la tension

Le Rayofi Go-Tone Pro demande quelques séances d’adaptation. Si l’on accélère brutalement ou si l’on donne une forte impulsion comme avec certains mouvements aux haltères, la résistance peut sembler irrégulière.

Il faut entrer progressivement dans la tension, puis la conserver pendant toute la répétition. Lorsque l’on trouve le bon rythme, sans relâcher complètement le câble ni chercher à être trop explosif, la sensation devient beaucoup plus cohérente.

Un détail m’a rapidement confirmé que l’appareil produisait un véritable travail musculaire : après plusieurs séances réalisées exclusivement avec lui, j’ai eu des courbatures particulièrement marquées. Les courbatures ne prouvent pas qu’un entraînement est supérieur, mais elles signalaient ici un stimulus auquel mon corps n’était plus habitué.

Pourquoi l’ancrage du Rayofi Go-Tone Pro change tout

Rayofi fournit un support à placer sous les pieds. Cette solution fonctionne correctement avec des résistances légères ou modérées. Lorsque l’on se rapproche des 30 kg, il faut néanmoins rester bien centré dessus. Si le poids du corps se déplace sur un seul pied, l’appareil peut perdre une partie de son maintien.

J’ai contourné ce problème en plaçant le support sous une planche en bois suffisamment grande, puis en montant directement sur cette planche. Mon poids restait réparti sur l’ensemble même lorsque mon centre de gravité se déplaçait. Le Go-Tone Pro ne bougeait plus et je pouvais me concentrer sur le mouvement.

Ce montage reste une adaptation personnelle. La planche doit être solide, stable, non glissante et dépourvue d’arêtes susceptibles d’endommager le câble ou l’appareil.

Un point fixe révèle la véritable puissance de l’appareil

La solution la plus convaincante consiste à attacher le Rayofi Go-Tone Pro à un véritable point d’ancrage. Je l’ai notamment installé sur une barre de traction, à différents niveaux de mon rack et sur une rambarde solide de mon balcon. J’ai alors pu réaliser du rowing, des écartés pour les pectoraux et plusieurs exercices de tirage.

Une résistance maximale de 30 kg sur un seul câble exerce déjà une traction importante. Le support doit résister à cette force, mais aussi aux à-coups produits pendant les répétitions. Une rambarde décorative, une fixation légère ou un élément dont on ignore la solidité ne convient pas.

La même prudence s’impose avec une porte. La traction doit maintenir la porte contre son encadrement et l’ancrage gagne à rester près des charnières, là où le bras de levier est plus faible. Avant chaque série, je vérifie que la sangle, le mousqueton et le support ne peuvent ni glisser ni s’ouvrir.

J’ai fait essayer le Go-Tone Pro à un ami coach. Lui aussi a trouvé intéressant de disposer d’une résistance pouvant atteindre 30 kg dans un appareil dont le volume se rapproche de celui d’une trousse de toilette. Pour voyager ou s’entraîner dans un logement exigu, cet encombrement réduit constitue l’un de ses meilleurs arguments.

Bruit, application et modes de résistance

Quel bruit produit le Go-Tone Pro ?

Sur une échelle allant de 0 à 10, j’évaluerais son bruit autour de 4. Le moteur et le déplacement du câble produisent un son continu pendant les répétitions. L’appareil n’est donc pas silencieux, mais il reste nettement moins bruyant qu’un tapis de course.

Je peux m’entraîner lorsqu’un enfant fait la sieste ou que la famille dort dans une pièce voisine. Je ne l’utiliserais pas dans la même pièce qu’un bébé endormi.

Le support influence beaucoup le résultat. Une porte en bois légère ou une structure creuse transmet les vibrations et crée une résonance. Sur un rack stable, un mur plein ou un point d’ancrage massif, le bruit devient beaucoup plus discret.

Une application utile, mais encore perfectible pendant mon test

L’application Rayofi sert à choisir la résistance et les différents modes d’entraînement. J’ai rapidement compris son fonctionnement, mais la version que j’ai testée me semblait encore perfectible.

Une personne qui ne maîtrise pas les différences entre travail concentrique, excentrique et résistance progressive peut avoir du mal à saisir immédiatement l’intérêt de chaque réglage. C’est dommage, car ces modes constituent précisément l’un des atouts du Rayofi Go-Tone Pro.

L’application offre un réglage plus fin que les boutons de l’appareil. Sur la version testée, les options apparaissaient sous les noms Dual Mode, Eccentric Mode, Concentric Mode, Speed Mode, Eccentric Overload Mode et Progressive Mode. Les intitulés et l’interface peuvent évoluer au fil des mises à jour.

Dans environ 90 % de mes séances, je n’ouvre pourtant pas l’application. Je règle directement la résistance sur l’appareil et je commence mon entraînement. Cette autonomie d’utilisation est appréciable.

Le mode Eccentric Overload est le plus intéressant pour la musculation

Parmi les réglages proposés, le mode Eccentric Overload, ou surcharge excentrique, est celui que j’ai trouvé le plus distinctif.

Ce mode dissocie la charge appliquée pendant la contraction de celle imposée pendant la phase négative. On peut, par exemple, choisir 10 kg lorsque le muscle se raccourcit, puis monter jusqu’à 30 kg lorsqu’il doit freiner le retour du câble.

Cette différence exploite une réalité physiologique : nous sommes généralement capables de retenir une charge supérieure à celle que nous pouvons soulever. Avec un haltère ou une poulie classique, la résistance reste identique dans les deux sens. La charge utilisée reste donc limitée par la phase concentrique, souvent la partie la plus difficile.

La surcharge excentrique peut enrichir un programme destiné à l’hypertrophie, mais elle n’est pas automatiquement supérieure à un entraînement classique correctement construit. Son intérêt concret réside dans la création d’un stimulus différent, sans partenaire et sans manipulation compliquée des charges. Elle rejoint les autres méthodes utilisées pour intensifier une séance de musculation, avec l’avantage de régler séparément les deux phases du mouvement.

Des élévations latérales plus proches d’une poulie de salle

Les élévations latérales illustrent bien cet intérêt. Avec un haltère, la résistance est très faible lorsque le bras repose le long du corps, puis elle augmente jusqu’à devenir maximale autour de l’horizontale. Un élastique offre lui aussi peu de tension au départ et beaucoup plus en fin d’amplitude.

Une poulie basse modifie cette courbe. Placé autour de la hauteur du genou et légèrement décalé par rapport au corps, le câble conserve davantage de tension dans la partie basse du mouvement.

J’ai fixé le Rayofi Go-Tone Pro à la base de mon rack, puis utilisé une charge raisonnable pour lever le bras et une résistance supérieure pendant la descente. J’ai retrouvé une sensation proche des élévations latérales à la poulie que je pratiquais autrefois en salle.

Élévation latérale avec le Rayofi Go-Tone Pro fixé en position basse
Le point d’ancrage à hauteur des genoux met davantage de tension au début de l’élévation latérale.

Modifier le développé couché avec une assistance variable

J’ai aussi fixé le Go-Tone Pro en hauteur, sur ma barre de traction, puis relié son câble à ma barre de développé couché. L’appareil exerçait une traction vers le haut pendant la poussée et m’aidait donc dans la phase où je produisais le moins de force. Pendant la descente, cette assistance diminuait fortement. Je devais retenir une plus grande partie du poids réel de la barre.

La sensation se rapprochait du travail avec un partenaire qui aide juste assez pendant la montée, puis intervient beaucoup moins pendant la négative.

Il faut être précis : fixé au-dessus de moi, le Go-Tone Pro n’ajoutait pas directement du poids sur la descente. Il modulait l’assistance. La phase excentrique devenait plus lourde relativement à la poussée.

Développé couché assisté par un Rayofi Go-Tone Pro fixé au-dessus du banc
Le Go-Tone Pro m’assiste pendant la poussée, puis réduit son aide pendant la descente.

Ce montage sort de l’usage le plus simple de l’appareil. La barre doit évoluer au-dessus de protections correctement réglées et chaque fixation doit être contrôlée avant la série. Je ne conseillerais pas de l’improviser près de l’échec sans expérience ni dispositif de sécurité.

Ce que le Go-Tone Pro apporte réellement à un home gym

Depuis que je m’entraîne chez moi, certains mouvements avaient progressivement disparu de mes séances. Une barre, un banc, des haltères et des kettlebells couvrent déjà beaucoup de besoins. Il manque néanmoins une résistance par câble réglable à différentes hauteurs.

Le Rayofi Go-Tone Pro ajoute précisément cette fonction. Il rend accessibles les élévations latérales à la poulie basse, les écartés pour les pectoraux, le pec deck inversé, les extensions de triceps, les curls, le pull-over et plusieurs exercices de tirage difficiles à reproduire avec une charge libre.

Avec la sangle de cheville, j’ai également pu recréer un leg curl pour les ischio-jambiers. Ce mouvement illustre bien l’intérêt d’un câble lorsque les haltères et la barre n’offrent pas un angle pratique.

Leg curl pour les ischio-jambiers avec le Rayofi Go-Tone Pro
La sangle de cheville transforme le Go-Tone Pro en résistance pour le leg curl.

J’ai recréé une installation de type poulie vis-à-vis

J’utilisais déjà une poulie libre suspendue à ma barre de traction. Ce système fonctionne avec des disques placés sur une tige de chargement. Son principal défaut vient de l’oscillation des poids. Dès que le mouvement accélère ou que le câble change légèrement d’axe, les disques se balancent.

J’ai associé cette poulie au Rayofi Go-Tone Pro afin de créer une installation de type vis-à-vis. La poulie libre modifiait l’orientation du câble, tandis que le Go-Tone Pro fournissait une résistance numérique, sans pile de disques oscillant derrière moi.

Cette combinaison m’a redonné accès à plusieurs mouvements laissés de côté depuis mon passage au home gym. L’appareil a alors cessé d’être un simple produit de voyage pour devenir une véritable pièce de mon installation.

Un complément, pas une salle entière

Je ne crois pas au matériel unique qui remplacerait une salle complète. Je ne vais donc pas vous expliquer qu’il suffit d’acheter cette poulie Rayofi pour jeter vos haltères, votre barre et vos kettlebells.

Le Go-Tone Pro devient beaucoup plus convaincant lorsqu’on le considère comme un complément. Il apporte des angles et des courbes de résistance que les charges libres reproduisent mal.

Une petite poulie mécanique avec une corde et une tige de chargement coûte moins cher. À l’inverse, une véritable station à poulies réglables, stable et suffisamment lourde occupe beaucoup plus de place et peut rapidement coûter davantage. Une poulie mécanique classique ne reproduit pas non plus la modulation concentrique, excentrique ou progressive du Go-Tone Pro.

Au moment de mon test, son prix me semblait plutôt bien placé face aux autres poulies numériques portables. Je reste prudent : je n’ai pas testé tous les modèles concurrents et je ne peux pas garantir que leurs fonctions, leur résistance ou leur solidité sont comparables.

Une seule unité suffit-elle ou faut-il deux Go-Tone Pro ?

Rayofi commercialise le Go-Tone Pro seul ou par paire. Pour ce test, la marque ne m’a envoyé qu’une unité.

Avec un seul appareil, le travail unilatéral reste très intéressant. Une résistance de 30 kg sur un bras devient sérieuse pour des séries de 15 à 20 répétitions. C’est largement exploitable pour les élévations latérales, les curls, les extensions de triceps, certains tirages, les écartés et la majorité des exercices destinés aux petits groupes musculaires.

Rowing assis avec la poulie Rayofi Go-Tone Pro
Avec une seule unité, le travail unilatéral du dos reste largement exploitable.
Extension des triceps avec le Rayofi Go-Tone Pro fixé en hauteur
Ici lors du L-FLY pour l’échauffement de la coiffe des rotateurs.

La limite apparaît sur les mouvements bilatéraux puissants. Un pratiquant expérimenté peut rapidement atteindre les 30 kg sur un rowing ou un tirage vertical exécuté avec les deux bras. Il reste possible d’entraîner un côté après l’autre, mais cette organisation allonge la séance et ne reproduit pas exactement un mouvement bilatéral.

Deux unités ouvrent davantage de possibilités : tirages à deux bras, développés, écartés symétriques et exercices proches d’une véritable poulie vis-à-vis. Pour une personne déjà forte qui souhaite construire une grande partie de son entraînement autour de ce système, le pack de deux paraît plus cohérent.

Avec une seule unité, je me suis surtout concentré sur le travail unilatéral, les petits groupes musculaires et les exercices complémentaires. J’aurais préféré recevoir deux appareils afin d’évaluer plus sérieusement les mouvements lourds et bilatéraux.

Deux exemples de séances avec la poulie Rayofi

Ma séance pour le dos

J’ai commencé par quatre séries de 15 répétitions de tirage vertical à un bras. Mon objectif était de préfatiguer légèrement le dos, mais surtout de retrouver une bonne contraction avant de passer aux tractions.

Tirage vertical unilatéral avec le Rayofi Go-Tone Pro
Le tirage vertical unilatéral me sert à préparer le dos avant les tractions.

J’ai ensuite effectué trois séries de tractions au maximum de répétitions propres. Sur la dernière, j’ai ajouté des répétitions excentriques accentuées grâce au Go-Tone Pro fixé en bas et relié à ma ceinture de lest.

J’ai poursuivi avec quatre séries de 25 répétitions de pull-over à la poulie, puis quatre séries de 15 répétitions de rowing à un bras. Sur les deux dernières séries de rowing, j’ai sélectionné le mode Eccentric Overload afin d’augmenter la résistance pendant le retour.

Pull-over à la poulie haute avec le Rayofi Go-Tone Pro
Ici sur les extensions pour les triceps.

Cette séance ne visait pas un record aux tractions. Les quatre premières séries de tirage avaient déjà créé de la fatigue et réduisaient probablement le nombre de répétitions réalisables. Mon objectif était le travail musculaire global du dos, pas la performance sur un seul exercice.

À la fin, mon dos était fortement congestionné et j’ai ressenti de bonnes courbatures les jours suivants. Toute la séance reposait sur mon poids de corps et la résistance du Rayofi Go-Tone Pro, sans haltères ni disques supplémentaires.

Ma séance pour les pectoraux

J’ai commencé par trois séries classiques de développé couché. J’ai ensuite ajouté deux séries avec une barre volontairement plus lourde et le Go-Tone Pro fixé au-dessus de moi. L’appareil m’assistait pendant la poussée, puis réduisait son aide pendant la descente.

J’ai terminé par environ dix séries d’écartés à la poulie vis-à-vis, à genoux. Je n’avais plus l’habitude de contracter mes pectoraux dans cet angle depuis mon passage au home gym. J’ai obtenu de très bonnes sensations et des courbatures qui ont duré plusieurs jours.

Écartés pour les pectoraux à la poulie vis-à-vis avec le Rayofi Go-Tone Pro
Les écartés à genoux m’ont rendu un angle de travail difficile à reproduire avec mes charges libres.

Leur intensité venait probablement en grande partie de la nouveauté du mouvement. Une courbature plus forte ne signifie pas automatiquement une séance plus productive.

Préparer le dos avant les tractions

Je n’aime pas commencer directement par des tractions lourdes. À froid, le mouvement peut être inconfortable pour mes épaules et mes coudes. J’utilise donc le Go-Tone Pro pour quelques tirages unilatéraux légers avant de me suspendre à la barre.

Je cherche à mobiliser les omoplates, contracter volontairement le dos et créer une légère congestion sans accumuler trop de fatigue. Mes premières tractions deviennent ainsi plus fluides.

Je parle ici de sensations personnelles. Certaines personnes n’ont besoin que de quelques séries progressives de tractions. Dans mon cas, cette préparation rend le mouvement plus confortable.

Ajouter une surcharge excentrique aux tractions

J’ai fixé le Rayofi Go-Tone Pro en bas de ma cage, puis relié le câble à ma ceinture de lest. L’appareil tirait alors mon corps vers le bas.

Je pouvais choisir une résistance modérée pendant la montée, puis davantage de tension pendant la descente. La phase concentrique restait réalisable tandis que la phase excentrique devenait nettement plus lourde.

Fixé en bas, le Go-Tone Pro ajoute de la résistance. Attaché en hauteur, il peut au contraire exercer une traction vers le haut et servir d’assistance. Le même appareil peut donc alourdir ou délester les tractions selon le point d’ancrage et le réglage choisi.

Ce montage exige un rack stable, des attaches compatibles, une ceinture solide et une vérification complète avant chaque série. Une fixation qui cède sous tension peut provoquer une chute.

À qui s’adresse réellement le Rayofi Go-Tone Pro ?

Aux pratiquants équipés d’un home gym

C’est probablement dans une salle de musculation à domicile que le Go-Tone Pro trouve le plus naturellement sa place. Il récupère une partie des angles et des sensations d’une salle tout en occupant très peu d’espace.

Il faut néanmoins disposer de points d’ancrage fiables : un rack, une cage à squat, une barre de traction correctement installée ou une poutre dont la résistance est connue.

Aux personnes qui s’entraînent dehors

Les parcours de santé et les parcs de street workout proposent souvent des barres solides à différentes hauteurs. Après les tractions, les dips, les pompes et les squats, le travail d’isolation devient parfois limité.

Le Go-Tone Pro ajoute des exercices pour les épaules, les bras, les pectoraux et les jambes sans transporter des haltères jusqu’au parc. Il faut seulement respecter les installations, ne pas gêner les autres pratiquants et choisir une structure réellement adaptée à la traction.

Aux voyageurs et aux personnes qui vivent sur la route

L’appareil devient cohérent pour les chauffeurs routiers, les voyageurs en fourgon aménagé et les travailleurs nomades. Une poulie numérique qui tient dans une sacoche se transporte plus facilement qu’une paire d’haltères réglables ou plusieurs dizaines de kilos de disques.

Un véhicule doit être complètement stationné et le point choisi doit appartenir à une partie structurelle capable de résister à la traction. Une poignée, une petite échelle, une pièce mobile ou une arête susceptible d’abîmer la sangle ne constitue pas automatiquement un support valable.

Le Rayofi Go-Tone Pro convient aussi à des vacances de deux ou trois semaines. Au lieu de chercher une salle locale ou de transporter beaucoup de matériel, on glisse la sacoche dans le coffre et on conserve une grande variété de mouvements.

Un intérêt plus faible pour ceux qui vont déjà en salle

Si vous fréquentez plusieurs fois par semaine une salle bien équipée, l’intérêt du Go-Tone Pro diminue. Vous disposez déjà de poulies réglables, de machines convergentes et d’une large gamme de charges.

Acheter cet appareil uniquement pour la surcharge excentrique peut sembler coûteux au regard de l’usage réel. Il conserve un intérêt pour les vacances, certaines séances à domicile ou ses modes particuliers, mais ce profil n’en tirera probablement pas le meilleur rapport entre le prix et la fréquence d’utilisation.

Autonomie, recharge et autres limites du Go-Tone Pro

L’une des contraintes du Rayofi Go-Tone Pro tient à sa batterie. Ce n’est pas un défaut rédhibitoire, mais il faut adopter une nouvelle habitude : le recharger régulièrement.

L’appareil s’est déjà arrêté au milieu de l’une de mes séances. Je ne me souviens plus si j’avais effectué deux ou trois entraînements depuis la charge précédente, mais je l’utilisais souvent avec des résistances élevées. Se retrouver sans batterie au milieu d’une bonne séance reste frustrant.

Rayofi annonce environ une heure d’utilisation continue par charge. L’autonomie réelle dépend forcément de la résistance, des modes utilisés, du nombre de séries et des temps de repos.

Je conseille donc de remettre l’appareil en charge après la séance, surtout si vous l’utilisez lourdement. Il se recharge en USB-C avec le câble fourni.

L’application indique le niveau de batterie, mais je m’entraîne le plus souvent sans l’ouvrir. Une indication plus évidente directement sur l’appareil aurait été pratique.

Échauffement, coiffe des rotateurs et douleurs

J’utilise également le Go-Tone Pro pour quelques exercices préparatoires, notamment des rotations externes de l’épaule. La résistance par câble reste régulière et son orientation est facile à contrôler.

Sur mon modèle, le réglage commence à 3 kg et monte jusqu’à 30 kg, par paliers d’un kilogramme. Trois kilos peuvent déjà représenter une charge importante pour la coiffe des rotateurs, surtout en présence d’une douleur.

L’appareil peut s’intégrer à une remise en charge progressive, mais il ne devient pas pour autant un dispositif médical. Une tendinopathie ne se traite pas simplement en sélectionnant une faible résistance. Le diagnostic, l’amplitude, la dose de travail et la réaction dans les heures suivantes comptent davantage que l’outil.

En cas de douleur persistante, de perte de force ou de gêne nocturne, mieux vaut demander l’avis d’un professionnel de santé avant d’utiliser le Go-Tone Pro comme outil de rééducation.

Mon avis final sur le Rayofi Go-Tone Pro

Je ne présenterais pas le Rayofi Go-Tone Pro comme une salle de musculation complète contenue dans une sacoche. Cette promesse serait excessive, surtout avec une seule unité limitée à 30 kg.

Mon avis sur cette poulie Rayofi reste néanmoins positif. Je la considère comme un outil compact qui complète très bien un home gym, un entraînement en extérieur ou un équipement de voyage.

Son mode de surcharge excentrique, ses différents points d’ancrage et son faible encombrement lui donnent une fonction que mes haltères, mes kettlebells et ma barre ne remplissent pas. Son principal défaut tient à sa courbe d’apprentissage. Les premières sensations sont étranges et l’application mériterait de mieux accompagner les débutants. Avec une seule unité, la limite de 30 kg réduit également l’intérêt des mouvements bilatéraux lourds.

Le fait que Rayofi m’ait offert l’appareil ne garantissait pas que j’allais continuer à m’en servir. J’aurais pu le tester quelques jours, puis le ranger dans un placard. Ce n’est pas ce qui s’est passé. Le Go-Tone Pro s’est intégré naturellement à mes séances et je compte l’emporter pendant mes vacances.

Il vaut surtout le coup si vous manquez de place, si votre home gym ne possède pas de poulie, si vous voyagez souvent ou si vous cherchez un moyen simple d’introduire une surcharge excentrique. Si vous avez déjà accès à une salle complète, son intérêt devient plus difficile à justifier.

Vous pouvez retrouver le produit sur le site de Rayofi. Le code FITNESSMITH vous donne 10 % de réduction. Comme indiqué au début de cet avis Go-Tone Pro, je perçois une commission de 10 % si vous passez par ce lien, sans surcoût pour vous.

Théo @fitnessmith

Questions fréquentes sur le Rayofi Go-Tone Pro

Le Go-Tone Pro peut-il remplacer une salle de musculation ?

Pas totalement. Une unité offre jusqu’à 30 kg de résistance, ce qui suffit pour de nombreux exercices unilatéraux et pour les petits groupes musculaires. Les mouvements bilatéraux lourds deviennent rapidement limités. Le Go-Tone Pro fonctionne mieux comme complément d’un home gym ou comme équipement de voyage.

Une seule poulie Rayofi suffit-elle ?

Oui pour le travail unilatéral, les épaules, les bras, certains exercices de pectoraux et les tirages à un bras. Deux unités deviennent plus intéressantes pour les développés, les tirages bilatéraux et une installation proche d’une poulie vis-à-vis.

Le Rayofi Go-Tone Pro est-il bruyant ?

Je situe son bruit autour de 4 sur 10. Il reste moins bruyant qu’un tapis de course, mais le moteur et le câble s’entendent. Une porte creuse peut amplifier les vibrations, tandis qu’un rack stable ou un support massif réduit la résonance.

Quel est l’intérêt du mode Eccentric Overload ?

Ce mode applique une résistance supérieure pendant la phase négative du mouvement. Il exploite le fait que nous sommes généralement plus forts pour retenir une charge que pour la soulever. Il apporte un stimulus différent, mais ne garantit pas davantage de muscle qu’un entraînement classique bien programmé.

Le Go-Tone Pro convient-il à un débutant ?

Oui, à condition de prendre le temps de comprendre la tension du câble, les points d’ancrage et les différents modes. La sensation n’est pas identique à celle d’un haltère ou d’une poulie mécanique. Quelques séances sont nécessaires avant d’utiliser l’appareil naturellement.

Existe-t-il un code promo Rayofi ?

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